samedi 27 décembre 2008

Mon ami le Rusty


J'ai craqué, encore...
Tout près de chez Jérémy et Eric, il y a un petit bouiboui qui s'appelle "Kleine Pause" et qui, outre le fait d'avoir deux écrans géants pour passer les matchs de la bundesliga, a la plus formidable, la plus généreuse mais aussi la plus grasse des cartes.
Et dans les divers plats que l'on peut y commander, il y a le sacro-saint "Rusty bacon burger", dieu du cholestérol, seigneur des acides gras saturés!
Imaginez les méga-mac, vous savez la version trois ou quatre steacks du big mac (qui chacun sait en contient normalement deux), eh ben à côté, le "rusty bacon" de Kleine Pause fait figure de Goliath, que dis-je, de Léviathan de la malbouffe!

Autopsie du monstre (de bas en haut) :
- une tranche de pain
- une couche de ketchup
- deux tranches de tomate
- un bon gros rusty (patate panée)
- une couche de mayo
- un peu de salade (c'est la caution végétale disons)
- un peu d'oignons frits
- une tranche de fromage
- un bon gros steack
- re-couche de mayo
- deux tranches de bacon
- une tranche de pain...


et bim! Mange!
Le tout arrosé d'une bière locale et c'est parti pour une bonne séance de digestion repentante!

Alleluïa!

Le rusty est mon ami mais je préfère qu'on se fréquente le plus rarement possible.

"You'll never walk alone" (FC Sankt Pauli song)

Comme le dit la chanson de ce mythique et populaire club de foot de Sankt Pauli, je ne marcherai jamais seul.
Moi qui pensais me retrouver en tête-à-tête avec un bloc de foie gras pour Nawouel, ce qui n'est pas si mal me direz vous, j'ai finalement reçu et accepté avec joie l'invitation des VanLeeuwen à reveillonner dans leur maison familiale située dans la ville mitoyenne de Hambourg au doux nom de "Buxtehude", héhé! (Prononcez "bouxte houdeu" en insistant bien sur le "h").

Je me suis donc retrouvé au milieu de trois grandes, très grandes filles blondes, un petit frère pas si petit et leur maman, ravis de m'avoir comme invité puisque j'avais amené plein de trucs gastronomiques dans ma besace (foie gras, vin rouge, rillettes, chocolats, vodka finlandaise...). Trucs embarqués à la va-vite car évidemment, Ruth (cf photo ci-dessous) m'a invité le 23 à 23h, et moi, toujours autant dans la lune, je n'avais pas compris qu'on était si avancé dans le mois de décembre et je pensais que c'était pour une fête avant le réveillon alors je me suis dit "ok c'est parti". Double étourderie: "j'étais bel et bien invité à un réveillon!" Constatais-je avec stupefaction en regardant la date inscrite sur mon écran d'ordi le 24 à midi... pas de cadeau à offrir, pas de chemise repassée, la classe. Mais comme vous pouvez le constater, tout s'est très bien passé.
Il faut dire que j'avais quand même géré une chemise en bon état dans le fond de ma valise, qui, ajoutée aux galoches généreusement prêtées par le petit frère pas si petit, faisait un effet boeuf sur mon assistance. Quant au bloc de foie gras je promets à Eric de lui en rapporter un meilleur.




Dressed like a pinguin and talk like a spanish cow

C'est donc fringué comme un pingouin et parlant l'allemand comme une vache espagnole que j'ai partagé ce sacré dîner de réveillon avec Judith, Romi, Ruth, Jonas et leur mère Andrea. Au menu, donc, foie gras et raclette, mmmmm!
D'ailleurs, nous avons commencé le dîner très tôt, vers 18/19h et nous avons commencé à ouvir les cadeaux bien avant minuit. Ici, c'est chacun son tour. On choisit des paquets au hasard que l'on distribue ensuite avec un peu d'appréhension. C'est comme en France, le rituel est très semblable, avec des variantes familiales bien entendu.


Ici, la maman de Judith (debout) essaye le casque de snowboard qu'elle vient d'offrir à l'une de ses filles...
Après cette séance fort émouvante nous nous sommes "préparés" à sortir dans la charmante cité de Buxtehude à coups de rasades de vin chaud et de tranche de kougelhopf.


Je sais, sur la photo j'ai la dégaine d'un des membres de Benny B. No comment.

Nous sommes donc allés dans un pub où les filles ont retrouvé leurs vieux copains du bled puis dans une boîte très provinciale, "Der Garage". C'est une boîte avec, comme vous pouvez le deviner, un total look tunning et compagnie, bondée de jeunes allemands en vacances.
La suite, je ne vous la raconte pas maintenant, c'est encore une histoire d'accés à la database mémorielle de mon disque dur... Hum hum.

Allez, joyeux Noël quand même et joyeuses fêtes!

Bigre! Je migre!

"Sociabilisation phase 1 / Arrimage à la station orbitale enclenché / Allô Houston, ici tout va bien"

Alors pour ceux qui demandent toujours plus de photos, je fais un petit effort malgré l'upload minable sur blogspot.
Voici donc une photo prise lors de la soirée d'anniversaire/raclette party de Jérémy, lundi 22.



Il y a Björn (très intelligemment surnormmé "Burne" par E&J car c'est comme ça que ça se prononce) qui est debout à gauche. Etudiant en Portugais et Allemand si j'ai bien compris, il est très sympa et à un leger accent bourgeois "patate chaude dans la bouche" très amusant. A côté de lui, assise sur le canap', c'est Sandra (prononcer "zandra"), étudiante erasmus à Paris. Ensuite, la blonde qui fait une tête de lama pas content, c'est Gundi, bassiste de Tenfolds, un groupe de pop-folk éthérée vachement bien (que j'ai pu écouter sagement dans un "caf-conç" en première partie de Cocosuma, autre groupe du même style, mais parisien). A côté de Gundi, la cochonne qui partage langoureusement son dessert du bout du doigt, c'est Ruth (pronocer "Route", surnommée toujours très intelligemment "autoroute" par E&J) qui n'a rien trouvé de mieux que de se battre à coup de "dickmann" (tête de choco, anciennement "tête de nègre") avec sa grande soeur Judith (prononcer "ioudith"), la jolie blonde qui se cache derrière elle sur la photo. Elle est laborantine.
Celui qui joue au petit cochon gourmand assis par terre, c'est Toni, supporter ultra du Sankt Pauli FC, le club populaire de Hambourg, étudiant en je ne sais plus quoi mais ça a l'air difficile.
Les trois filles derrière lui, je vous donnerai leur matricule dès que j'aurais de nouveau accés à la database de mon cerveau. Et bien sûr, au fond à droite, c'est Jérémy, qui comme vous pouvez le constater, est mousatchu et toujours de bleu vêtu.

lundi 8 décembre 2008

poudre de Berlin pinpin


Ce week-end nous avons pris la poudre d'escampette pour Berlin.
Au programme, découverte rapide de cette gigantesque ville et nightclubbing. Le retour a été rude et je crois que je vais faire une cure d'accoustique dans les prochains jours tellement mes oreilles bourdonnent.

Grâce à Jérémy, j'ai fait la connaissance de Nicole, qui nous a généreusement accueillis dans l'appartement inocuppé de son tout aussi généreux concubin (qui vit avec sa future-ex-femme si j'ai bien compris).
Nicole est étudiante en "sens de la religion" et fait des recherches sur les martyrs chrétiens et c'est pas facile en Europe car on croit déjà tout savoir dans ce domaine et que ce n'est pas à proprement parlé un terrain "exotique" et très attirant...
Donc, oui, on peut passer une partie de la nuit à danser sur des beats électro dans des boîtes énormes (d'ailleurs il y a avait des types inquiétants, genre bodybuldés, torse-nus et anarchés avec ces drôles de ficelles en cuir du plus pur style néo-gothic-SM) et ensuite parler de Derrida, de la déconstruction et l'agnostisme autour d'une tasse de thé au petit matin.

Berlin pin pin, c'est une ville gigantesque, froide, éclairée de milliards de petites lumières pour Noël. La largeur des rues "normales" est deux fois supérieures à celle d'une ville de taille moyenne française. Idem pour la longueur des avenues. Berlin contient moins d'habitants que Paris mais niveau superficie, c'est l'inverse... Je trouve ça limite "too much": trop grand, trop froid, trop je pête plus haut que mon cul... et pourtant on s'y sent moins pris de haut qu'à Paris.
Je pense y retourner bientôt, dès que j'aurais eu des nouvelles pour une des offres de taf auxquelles j'ai répondu là-bas.

Voici donc quelques photos, prises vite fait lors de notre ballade éclair dans le "zentrum". Pas de photos en boîte: c'est interdit parce qu'il s'y passe des choses pas très protestantes...


La première, c'est la tour télé, qui pour l'occasion nous aura servi de boule à facette géante dans notre "Berlin by night trip".




Ensuite, petit passage dans le labyrhintique monument qui rend hommage aux juifs d'Europe victimes de la Shoah (en dessous des ces mégalithes il y a un musée)



Et Jérémy qui s'y perd...




Le marché de Noël, avec sa grande roue, ses "imbiss" à saucisse et sa patinoire (si si, là les patineurs sont flous mais ils sont sur la photos)




Evidemment, nous sommes passés par la porte de Brandeburg (d'ailleurs tellement propre et bien entretenue qu'on dirait du neuf, comme presque tous les bâtiments de Berlin)





Sans oublier la cinétique et cynique horloge universelle sur Alexander Platz qui avant la chute du mur, donnait l'heure de l'autre bout du monde à ceux qui ne pouvait pas sortir de la RDA...





Et enfin, plus anecdotique mais non moins imposant, le magasin spécialisé pour les "grosses pointures":